| Carnet de Zénon
De paradoxes en apophtegmes |
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| Publi le vendredi 17 février 2006" La paresse, la lenteur, les loisirs... sont plus que jamais à la mode. En ce début de XXIe siècle, nous n'en finissons plus de louer le temps libre, d'aspirer à un temps pour soi, enfin « libéré » du travail par les prouesses de la technique. Pendant que la fabrication des biens de consommation se délocalise à grands pas bien au-delà de l'horizon, dans des « pays-ateliers » voués aux labeurs ingrats, nous redoublons d'imagination pour combler ce temps laissé vacant après des siècles de culte rendus à la sueur et à l'effort. En 1999, une chaîne de télévision française revisitait le Ier Mai en « fête de la paresse », renouant ainsi avec les origines socialistes et anarcho-syndicalistes des premières fêtes des travailleurs. Les ouvrages dénigrant les valeurs productivistes sont innombrables et forment un courant aussi bien économique que social et littéraire. D'aboulique, la paresse est devenue sympathique, publicitaire et militante comme si ne rien faire - ou presque - pouvait désormais devenir une fin en soi. Quel que soit le produit que vous avez à vendre, voyages, automobiles, services bancaires... un seul mot d'ordre : « On s'occupe de tout, n'y pensez plus, profitez-en... » Saint-Jacques, Camille. Notre paresse (vice et vertu), Éditions Autrement, Paris 2005, 173 p. ISBN 2-7467-0696-2 Par zénon • 2006-02-17 14:31:35 Permalien | • Réflexions, Beaux textes 2 Commentaires : Commentaire crit le dimanche 19 février 2006 à 06:29:38 (lien) Peintre charmant - http://www.peintrecharmant.net/blog/ Zenon, Camille Saint-Jacques voit la paresse sous deux angles: vice et vertu. Plus loin il ajoute: «Or, il ne faut abandonner la paresse ni aux moralisateurs ni aux publicités pour voyagistes. Sa force tient dans ce qu'elle est notre part d'ombre, à la fois intime et universelle, dans ce qu'elle nous rappelle la vanité de notre agitation, et invite au recul et à la pondération. Nostalgie d'un paradis perdu mythique qui offrait à l'homme une jouissance sans effort, il nous faut cultiver notre paresse, sans prétendre l'anéantir ou l'idéaliser.» Et si la vertu se situait dans le juste milieu? Commentaire crit le samedi 18 février 2006 à 07:12:30 (lien) Peintre charmant - http://www.peintrecharmant.net/blog/ Un homme à vertu en vaut deux et vice vers ça! Je n'en écris pas plus long; je suis trop paresseux... ;) Ajouter un commentaire |
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